Oubliez The Witcher, la plus grosse surprise de la Gamescom, c'est Zoopunk (Trailer)

Le prequel de F.I.S.T. abandonne la 2D pour un RPG d'action dieselpunk en 3D
Publié le 27 août 2026

Un lapin avec un poing mécanique géant, c’était déjà marquant en 2D. Mais quand TiGames replonge dans l’univers de F.I.S.T. pour en faire un RPG d’action en 3D, Torch City prend une tout autre dimension — au sens propre.

Personne n’avait misé sur Zoopunk comme révélation marquante du gamescom Opening Night Live 2026. Pourtant, pendant que les fans guettaient les mastodontes — The Witcher 4 n’a même pas daigné se montrer — TiGames a dégainé un trailer dieselpunk peuplé de guerriers anthropomorphes, trois héros jouables et un mystérieux serval dont l’identité fait déjà spéculer la communauté.

Zoopunk Gamescom

Crédit image : TiGames

Un prequel qui abandonne tout ce qui a fait le succès de F.I.S.T.

F.I.S.T. : Forged In Shadow Torch s’était imposé à sa sortie en octobre 2021 comme un metroidvania 2D redoutablement efficace, porté par un level design ciselé et un système de combat nerveux. Près de cinq ans plus tard, TiGames fait table rase. Zoopunk troque les couloirs en défilement latéral pour un RPG d’action à la troisième personne intégralement en 3D. Le changement est radical, et le trailer présenté lors de l’Opening Night Live ne laisse aucune place au doute.

Là où F.I.S.T. misait sur la précision platformer, Zoopunk déploie des environnements ouverts, des affrontements de boss massifs et une mise en scène cinématographique qui lorgne du côté des grands action-RPG japonais. Le récit se situe des décennies avant les événements du premier opus et explore les origines tumultueuses de Torch City, cette métropole animale au bord de la révolution.

Zoopunk | Official Trailer | gamescom ONL 2026

Côté plateformes, le jeu est annoncé sur PlayStation 5 (avec support PS5 Pro), Xbox Series X|S et PC via Steam, Epic Games Store et Microsoft Store. Entre les autres grosses annonces de la Gamescom et le remaster de The Witcher 3, Zoopunk trace sa propre voie — celle d’un studio indépendant qui refuse de se reposer sur une formule éprouvée.

Trois héros jouables (et un quatrième mystérieux qui fait déjà spéculer)

Le trailer ne se contente pas de montrer un changement de perspective. Il introduit trois héros jouables distincts, chacun doté de son propre style de combat et de ses armes de prédilection. On aperçoit notamment un rhinocéros maniant l’épée lourde et ce qui semble être un combattant plus agile, dans un ballet d’acier et de mécanique dieselpunk. Mais c’est un quatrième personnage qui concentre l’attention depuis hier soir : un serval dont l’identité reste voilée. Simple allié narratif ou quatrième héros jouable ? TiGames entretient le mystère avec soin.

La tagline officielle — « Les machines avancent ; le peuple animal endure » — pose le cadre d’un conflit sur plusieurs fronts. Les premiers éléments visibles dans le trailer suggèrent que chaque personnage incarnera un aspect différent de cette résistance. Voici ce que l’on sait des protagonistes à ce stade :

Les forums et réseaux sociaux bruissent déjà de théories sur l’identité du serval. Certains y voient un lien direct avec un personnage mentionné dans le lore de F.I.S.T., d’autres parient sur une figure inédite destinée à ancrer le récit de ce prequel. TiGames, de son côté, se contente d’inviter les curieux à « découvrir ce qui les attend au-delà de la révélation ».

L’ombre de l’IA plane toujours sur le projet

Si le trailer a suscité l’enthousiasme, Zoopunk traîne avec lui une controverse tenace. En novembre 2025, lors de sa présentation au Xbox Partner Preview, le jeu avait été associé à une démonstration de génération d’assets via Stable Diffusion. La réaction de la communauté avait été immédiate et virulente. TiGames avait alors publié un communiqué pour clarifier sa position : « Toutes nos œuvres sont des créations originales et le fruit du travail acharné et du dévouement de nos artistes. L’IA ne sera utilisée que pour aider les joueurs à produire du contenu généré par les utilisateurs (UGC) à moindre coût. »

La distinction est claire sur le papier : le jeu lui-même serait entièrement créé par des humains, et seuls les outils de création communautaire intégreraient de l’IA générative. Mais cette nuance ne convainc pas tout le monde. Hier encore, sur les forums, des joueurs pointaient du doigt certains éléments visuels du trailer en les qualifiant de suspects. D’autres rappelaient le précédent d’inZOI, qui affichait une mention similaire sur Steam avant que des textures générées par IA soient repérées dans le jeu lui-même. La méfiance persiste, et la liste publiée aujourd’hui même des jeux de l’Opening Night Live utilisant de l’IA générative mentionne Zoopunk — en précisant toutefois que l’usage se limite aux outils UGC.

TiGames joue gros sur ce terrain. La transparence sur l’utilisation de l’IA est devenue un critère d’achat pour une frange significative du public. Le studio devra prouver par les faits que ses artistes restent aux commandes de la direction artistique. Les promesses ne suffiront pas.

Aucune date de sortie n’a été annoncée pour Zoopunk, mais TiGames présente le jeu en démo privée tout au long de la gamescom à Cologne, dans la zone business, avec le soutien de Tencent Games. Les premières impressions des journalistes sur place pourraient lever le voile sur l’ampleur réelle d’un projet qui, en l’espace d’un trailer, a volé la vedette aux poids lourds de l’industrie.

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Rédacteur
Fasciné par les univers de fiction et les réalités alternatives, Alexandre Kor nourrit depuis toujours un intérêt marqué pour les œuvres qui rendent ces visions tangibles. Rédacteur spécialisé jeux vidéo sur SteampunkAvenue.com, il s’attache à décrypter les créations interactives nourries par ces imaginaires.