PS6 à plus de 1000 € et distancée par Xbox : le scénario catastrophe se précise
Plus de 1000 €, 40 % de puissance en moins que la concurrence, et une stratégie tout-numérique qui se retournerait contre elle : la PS6 collectionnerait les voyants au rouge. Moore’s Law Is Dead vient de lui consacrer un réquisitoire de 2h17.
On pensait avoir touché le fond quand Kepler_L2 estimait que la seule RAM et le SSD de la PS6 coûteraient 680 $ à Sony, soit 6,8 fois plus que sur PS5. Puis il y a eu les difficultés actuelles de Sony avec ses studios, et une enquête interne confidentielle qui aurait fuité. Cette semaine, Moore’s Law Is Dead — chaîne YouTube spécialisée dans le hardware et régulièrement bien renseignée — consacre 2h17 à ce que la chaîne décrit comme un véritable crash de PlayStation. Sony reste muet.

Crédit image : Steampunk Avenue
Le pari raté du tout-numérique : Sony aurait sous-estimé la réaction des joueurs
Selon Moore’s Law Is Dead, Sony se serait engagé tête baissée dans une stratégie 100 % dématérialisée pour la PS6, sans mesurer le rejet que cela provoquerait chez les joueurs. La chaîne y consacre une longue séquence : le constructeur japonais aurait misé sur la disparition progressive du support physique comme levier d’économie et de contrôle de sa distribution. Problème : la communauté PlayStation n’aurait pas du tout suivi.
Le passage au tout-numérique soulèverait plusieurs inquiétudes majeures :
- La perte de la revente et du prêt de jeux, un attachement encore très fort en Europe et au Japon
- La dépendance totale aux serveurs de Sony pour accéder à sa bibliothèque
- L’impossibilité de profiter des promotions physiques en grande surface, souvent plus agressives que sur le PS Store
- Un sentiment de dépossession qui alimenterait la défiance envers la marque
Face à cette fronde, certaines sources évoquaient récemment la question des disques physiques et un possible rétropédalage de Sony. Moore’s Law Is Dead ne tranche pas sur ce point, mais souligne que cette crispation fragiliserait considérablement le lancement, d’autant que la concurrence se garderait bien de commettre la même erreur.
Une console à 1000 € ? Les coûts de production explosent
C’est le chiffre qui cristallise toutes les craintes. Selon la vidéo, le prix de vente de la PS6 pourrait franchir la barre des 1000 €, un seuil qu’aucune console de salon n’a jamais atteint. Moore’s Law Is Dead s’appuie sur les estimations de Kepler_L2, qui chiffrait le coût de la seule RAM et du SSD à 680 $ — soit 6,8 fois plus que sur PS5. En ajoutant processeur, GPU, système de refroidissement et assemblage, la facture totale deviendrait vertigineuse.
Le problème ne serait pas uniquement technique. Comme l’ancien patron de PlayStation avait prévenu, personne ne paierait un tel prix pour une console de salon. Sony se retrouverait face à un dilemme insoluble : vendre à perte de manière colossale pour rester sous les 800 €, ou assumer un tarif qui exclurait une grande partie de sa base installée. La vidéo suggère qu’aucune de ces options ne constituerait une issue satisfaisante, et que l’inflation des composants next-gen placerait Sony dans une impasse financière inédite.
Moore’s Law Is Dead pointe aussi l’éclatement de la bulle IA et datacenter comme facteur aggravant. La demande massive en puces haute performance pour l’intelligence artificielle aurait tiré les prix des composants vers le haut, pénalisant directement les fabricants de consoles qui se fournissent chez les mêmes fondeurs.
Xbox Helix : 40 % plus puissante, Microsoft prend une longueur d’avance
Comme si les problèmes de coût ne suffisaient pas, la PS6 devrait aussi composer avec un rapport de force technique défavorable. Selon les chiffres relayés par Moore’s Law Is Dead, la Xbox Helix atteindrait 56 TFLOPS contre 40 pour la PS6 — un écart de puissance brute d’environ 40 % en faveur de Microsoft. Nous avions déjà détaillé l’écart de puissance avec la Xbox Helix, et cette vidéo enfonce le clou.
Pour tenter de combler ce fossé, Sony disposerait de « laboratoires Xbox » en interne — des équipes chargées d’analyser la stratégie et le matériel de Microsoft afin de préparer une riposte. La chaîne avance également qu’AMD travaillerait sur une technologie de ray tracing par IA destinée à rivaliser avec le DLSS 5 de Nvidia, ce qui pourrait partiellement compenser le déficit de puissance brute. Mais rien ne garantirait que ces solutions logicielles suffisent à inverser la perception d’une console en retrait.
Reste la question de la fiabilité de tout ce tableau. Moore’s Law Is Dead est une chaîne reconnue dans l’analyse hardware, avec un historique de prédictions globalement solide sur les composants AMD et Nvidia. Ses informations sur le marché console se sont toutefois parfois révélées moins précises, et la vidéo de 2h17 mêle données sourcées, extrapolations et opinions éditoriales. Sony, de son côté, n’a toujours émis aucun commentaire officiel sur les spécifications, le prix ou la stratégie de distribution de sa prochaine console. Tant que le constructeur ne prendra pas la parole, l’ensemble de ces affirmations reste au stade de la rumeur — aussi détaillée soit-elle.
Sony devrait logiquement sortir du silence dans les mois à venir, lors d’un State of Play dédié ou d’une présentation investisseurs. C’est à ce moment-là, et uniquement à ce moment-là, que l’on saura si la PS6 est réellement cette console en crise que décrit Moore’s Law Is Dead — ou si Sony garde encore quelques cartes en main pour retourner la table.









