La PS6 repoussée à 2029 : ChatGPT et la déferlante d'IA volent la RAM des consoles

L'explosion de l'IA force Sony à revoir tous ses plans pour la PS6
Publié le 16 février 2026

ChatGPT contre la PS6 : un combat que personne n’avait vu venir. L’appétit dévorant de l’IA générative pour les puces mémoire pourrait repousser la prochaine PlayStation jusqu’en 2029, et faire grimper le prix de la Switch 2 au passage.

Depuis plusieurs mois, les prix de la RAM flambent sous l’effet d’une demande insatiable des centres de données spécialisés en IA. Bloomberg rapporte désormais que cette crise frappe de plein fouet l’industrie du jeu vidéo : Sony envisagerait de repousser la PS6 à 2028, voire 2029, alors que la PS5 affiche des ventes record. Nintendo, de son côté, n’exclut pas une hausse de prix de la Switch 2 dès 2026 face à l’envolée des coûts de mémoire.

PlayStation 6 release date

Crédit image : Sony

L’IA dévore les puces mémoire et met Sony dans l’embarras

Le mécanisme est aussi simple que brutal. Les centres de données qui alimentent les modèles d’IA générative — ChatGPT, Gemini, Copilot et consorts — engloutissent des quantités astronomiques de puces mémoire. Les prix de la RAM ont explosé, déclenchant un effet domino sur l’ensemble de l’industrie tech. Les fabricants de GPU ont déjà dû augmenter leurs tarifs, voire abandonner certains produits. Le jeu vidéo n’échappe pas à la vague.

Selon des personnes proches de la direction de Sony, le constructeur japonais envisagerait de repousser le lancement de la PS6 à 2028, voire 2029. La raison tient directement à cette flambée des coûts : les spécifications techniques visées pour la prochaine PlayStation exigeraient des volumes importants de mémoire haut de gamme, précisément le type de composants que les géants de l’IA s’arrachent à prix d’or. Sony se retrouve pris en étau entre ses ambitions techniques et une réalité économique qui ne joue pas en sa faveur.

Côté PS5, pas de panique immédiate. Sony a assuré que les stocks de sa console actuelle ne seraient pas affectés par les pénuries de mémoire, au moins jusqu’à la fin de la saison des fêtes 2026. Le problème se situe sur le terrain de la prochaine génération, là où les besoins en composants seront autrement plus gourmands.

Une génération PS5 record de 9 ans (si ça se confirme)

Si la PS6 devait débarquer en 2029, la génération PS5 s’étendrait sur neuf ans — un record absolu dans l’histoire de PlayStation. Pour mettre les choses en perspective, la PS4 avait tenu sept ans avant de passer le relais, et la PS3 environ autant. Le seul précédent comparable remonte à la Xbox 360 et la PS3, dont les cycles de vie avaient été artificiellement allongés par la crise financière de 2008. L’histoire bégaie, mais cette fois, c’est l’IA qui joue les trouble-fêtes.

Les ambitions techniques prêtées à la PS6 compliquent encore la donne. Des fuites évoquent jusqu’à 30 Go de mémoire GDDR7 pour la console de salon, et 24 Go de LPDDR5X pour le projet de console portable PlayStation. Une architecture GPU hybride, qui ne reposerait pas intégralement sur le RDNA 5 d’AMD, est également mentionnée — un schéma similaire à celui de la PS5, qui combinait RDNA 1 et ray tracing. Des spécifications ambitieuses qui expliquent pourquoi la pénurie de mémoire pose un problème si aigu pour Sony.

En attendant, Sony continue d’enrichir l’écosystème PS5 à coups de mises à jour du catalogue PS Plus et de développement d’un nouveau système de récompenses permettant de gagner des crédits PS Store. Une façon de maintenir l’intérêt des joueurs si la génération actuelle devait se prolonger bien au-delà des prévisions.

Nintendo aussi touché : la Switch 2 pourrait encore augmenter

Sony n’est pas le seul à encaisser les conséquences de cette crise. Nintendo, qui a lancé la Switch 2 à 450 dollars, envisagerait d’augmenter ce prix dès 2026. La firme de Kyoto a d’ailleurs officiellement déclaré qu’elle évaluerait « soigneusement » le tarif de sa console face à la hausse des coûts de mémoire. Une formulation prudente, mais qui laisse peu de doute sur la direction envisagée.

Le timing serait particulièrement délicat. Le prix de la Switch 2 avait déjà suscité une vague de critiques lors de son annonce, beaucoup de joueurs estimant que 419 euros représentaient un palier psychologique difficile à franchir pour une console hybride. Une augmentation supplémentaire risquerait d’amplifier ce mécontentement, même si l’élan commercial reste solide pour l’instant. Voici ce que la crise mémoire pourrait concrètement changer pour les joueurs :

Ni Sony ni Nintendo n’ont officiellement confirmé ces ajustements, et la situation pourrait évoluer si le marché de la mémoire se stabilise. Mais une chose est claire : pour la première fois, c’est une industrie extérieure au jeu vidéo qui dicte le tempo des prochaines consoles. Les joueurs devront peut-être choisir entre patienter plus longtemps ou accepter de payer davantage.

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Rédacteur
Fasciné par les univers de fiction et les réalités alternatives, Alexandre Kor nourrit depuis toujours un intérêt marqué pour les œuvres qui rendent ces visions tangibles. Rédacteur spécialisé jeux vidéo sur SteampunkAvenue.com, il s’attache à décrypter les créations interactives nourries par ces imaginaires.